• Beaucoup de gens parlent de maisons "hantées", sans savoir ce que cela signifie réellement. ils confondent les phénomènes éventuels de hantises avec ce que les para-psychologues appellent communément des endroits "habités".

    Certaines maisons ont eu en effet un passé très chargé émotionnellement, et les murs "réverbèrent" parfois des images très réalistes (un peu comme au cinéma), et qui ne sont que des projections de ce passé. Il suffit alors d'un bon nettoyage spirituel pour effacer ces sensations.

    Un cas un peu plus complexe, mais relativement courant, est celui des endroits où certains habitants décédés, parfois très anciens, refusent le passage vers la Lumière de l'Au-Delà, par matérialisme (incroyants sur terre, ils ne peuvent voir cette Lumière), crainte (ils se reprochent, à tort ou à raison certaines fautes et craignent un "jugement infernal") ou regret (ils savent qu'ils sont morts mais profondément attachés à la matière, ils en restent alors prisonniers).

    Ceux-ci se manifestent volontiers par des bruits de pas à certaines heures du jour ou de la nuit.... heures qui ont toujours une signification pour eux, des odeurs que tout le monde peut percevoir, même si elles ne durent pas très longtemps (tabac, parfum féminin ou masculin, fleurs...), déplacement d'objets sans destruction....

    Quand les nouveaux occupants de la maison sont confrontés pour la première fois à ce genre de phénomènes, la peur prend souvent le dessus. C'es inutile car les entités ne sont pas agressives, simplement surprises d'avoir été "remplacées". En allant "à la pêche" aux renseignements sur ce passé, ils se rendront compte de la récurrence des phénomènes.

    Ils auront ensuite le choix entre une cohabitation pacifique pouvant même, à la longue, se révéler protectrice, et faire appel à un ou une "passeuse" d'âmes, qui aidera les uns à prendre conscience de l'inutilité de leur "accroche" sur terre, et qui rendra la paix aux autres.

    Pour avoir vécu, sans le provoquer ni le rechercher, le phénomène pendant 4 ans (entre 1982 et 1986), je peux vous assurer qu'aussi bizarre que cela puisse paraître de prime abord, on peut très bien s'habituer à cette "cohabitation". Certains esprits qui faisaient  temporairement "escale" chez moi, m'ont protégés visiblement contre certaines attaques spirituelles et m'ont guidés, en remerciement des prières que j'adressais pour obtenir leur délivrance des liens qui bloquaient leurs évolutions.

    La dernière partie de cet article sera consacré aux vraies hantises, qui sont elles, toujours dangereuses et éprouvantes à vivre pour les habitants des maisons qui y sont confrontés. Ce phénomène est heureusement beaucoup plus rare qu'on ne le dit.

    Le passé de ces habitations est toujours très lourd de violences physiques et morales. Et celles-ci semblent se répéter avec la régularité d'un redoutable métronome. Au commencement de ces phénomènes, on trouve souvent un ou plusieurs crimes ou suicides particulièrement violents.... à moins qu'un sorcier, un mage noir ou une personne ayant tenté des communications spirites sans protections y aie habité et travaillé. Les redoutables ondes emmagasinées alors se répercutent sur tous ceux qui essayent d'y vivre, ne serait-ce que quelques jours, voire quelques heures.

    Sommeil perturbé par les coups frappés dans les murs ou par des apparitions, souvent effrayantes, attaques physiques pouvant mettre les vies des habitants en danger, phénomènes d'infestation, voire de possession rendant les conjoints ou les enfants hyper violents.... ces maisons restent le plus souvent inhabitées. 

    Sans un (voire plusieurs) exorcismes pratiqués dans le strict respect du rituel, par un prêtre dûment consacré - Il existe toujours un exorciste par diocèse, même s'il n'est pas toujours facile d'obtenir un rendez-vous avec lui et encore plus, de le convaincre... (J'insiste sur ce point car cette pratique est dangereuse si elle est faite n'importe comment... ce genre d'entité étant toujours d'origine démoniaque, elle n'a aucune "morale" et leurs attaques peuvent s'avérer mortelles pour les imprudents)... ou un médium ayant une solide expérience dans ce domaine (et ils sont bien plus rares malheureusement qu'on ne le croit), la seule solution est de quitter l'endroit maudit le plus rapidement possible et sans aucun regret. La vie sera toujours plus précieuse que n'importe quelle considération matérielle ou financière.

     

     

     


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  • Cette histoire m'a été racontée au début de mes années collège. J'étais demi-pensionnaire et en cas d'absence d'un de mes professeurs, ma mère avait, dans mon carnet de correspondance, signé une autorisation de sortie permanente, valable uniquement dans ce cas de figure.

    Il m'arrivait donc fréquemment de sortir du collège plus tôt que prévu, et je regagnais mon domicile à pied, celui-ci n'étant qu'à 3 km du collège. En sortant de la ville je passais régulièrement devant une maison en ruine, qui avait dû être jolie autrefois. Je m'en éloignais cependant instinctivement, au risque parfois d'être frôlée par les rares voitures, qui ne respectaient pas toujours les limitations de vitesse. 

    Un sentiment de profond et indéfinissable malaise me nouait l'estomac dés qu'elle rentrait dans mon champ de vision et j'accélérais le pas pour qu'il ne dure pas trop. J'avais 12 ans à l'époque.

    Un jeudi où celui-ci avait été plus violent que d'habitude, j'osais questionner ma mère, en quête d'explication et peut-être, d'un début de solution. Nausées et brutales migraines, alors que je n'y étais nullement sujette, commençaient sérieusement à me gâcher la vie... d'autant plus qu'elles étaient visiblement liées à chaque passage obligé devant ces ruines.

    D'habitude, ma mère les éludait rapidement, mais devant mon insistance, elle me fit asseoir et me raconta l'histoire qui était attachée à la demeure.

    Elle avait débuté en 1965, l'année de ma naissance. Michel J. était alors un entrepreneur prospère qui bâtissait de superbes maisons en pierres, très solides. Il avait d'ailleurs entièrement construit la sienne, à la sortie de sa ville natale, et aux dires de ma mère et de quelques anciens qui me confirmèrent plus tard son récit, elle était magnifique et spacieuse... Deux étages sans compter le rez-de chaussée, sur un terrain aménagé comme un petit parc. Elle respirait alors la douceur d'y vivre.

    Michel y habitait avec sa femme et leur fils unique, Guy... un grand gaillard, assez vif de caractère contrairement à ses parents. En bon père de famille, il l'avait embelli au fil des ans, et contrairement à beaucoup d'autres elle bénéficiait de tout le confort "moderne" d'alors. Rien n'était trop beau pour sa famille.

    Cette maison était son seul bien. Il espérait que bientôt des petits-enfants l'égayerait de leurs présences. Mais son fils me l'entendait pas de cette oreille. Certes, il s'était marié récemment avec une jeune femme aimable en apparence, mais surtout très ambitieuse. C'était visiblement ce lien qui les unissait plus que tout autre... et quand leurs amis les questionnaient, ils laissaient clairement entendre qu'ils ne voulaient pas d'enfants... pour continuer à vivre librement et surtout sans contraintes.

    Deux ans plus tard, à la fin de l'été, Michel fut confronté au décès brutal de sa femme. Lui qui était d'ordinaire très enjoué, se renferma dans son chagrin, refusant toute proposition de soutien moral. Son fils se rapprocha alors de lui... mais il comprit vite que les raisons qui le poussaient étaient intéressées. Outre sa retraite, cette maison habitée par son père avait beaucoup de valeur. Et Gérard, poussé par sa femme, n'avait maintenant qu'une hâte : en devenir l'unique propriétaire, sans attendre le décès de Michel.

    Il usa pour cela d'un stratagème écœurant. Avec la complicité de son médecin, il fit établir un certificat médical, attestant de l'incapacité mentale de son père de gérer son patrimoine. Dés qu'il rentra en possession du document, il fit interner son père dans une maison de retraite médicalisée belge, située à 10 kilomètres de là et l'abandonna à son triste sort sans plus s'en occuper... se contentant de payer les frais mensuels de sa pension.

    Michel ne se remit pas de cette trahison. Avant de mourir, il laissa dans le tiroir de sa table de nuit une lettre, à remettre à son fils après son décès. La lecture dudit courrier le laissa d'abord de marbre et confirma ce qu'il laissait entendre à qui évoquait son père : Le vieux avait visiblement bien perdu la raison ! Pourtant, il me le jeta pas et plus tard, cette lettre fut retrouvée dans son secrétaire. Elle disait à peu près ceci :

    "Guy ! Toi et ta femme vous êtes comportés de façon odieuse, et tout ça pour une maison qui, de toute façon te serait  revenue de droit. Tu m'as abandonné dans ce mouroir où je finis de crever de solitude et de drogues qui m'empêchent de trop penser. J'ai perdu toutes mes forces, mais ma colère envers toi est intacte. Cette maison était la mienne et sache-le, elle le restera. Car personne après moi n'y habitera, ni toi ni même un étranger à tes magouilles. J'y veillerai de là-haut ! Tu m'entends ? Tu ne posséderas plus jamais rien...J'y veillerai de là-haut! Soyez maudit tous les deux pour le reste de vos jours. Ton Père, Michel"

    Ils prirent l'avertissement avec un sourire d'incrédulité, mais déchantèrent très vite. Car quelques jours à peine après leur installation définitive dans cette maison, ils furent dérangés par des manifestations qui, au fil des mois, s'accrurent en violence. Les lampes explosaient sans cesse, tout comme le compteur électrique. Les techniciens appelés sur place crurent que la foudre était tombée dessus, mais qu'aucun orage n'avait eu lieu dans le département depuis longtemps. Et d'ailleurs, les travaux d'isolation étaient très bien fait et le mettait à l'abri d'une telle mésaventure.

    Des coups de masse résonnaient dans les murs et on entendait distinctement des bruits de pas secs et nerveux qui montaient et descendaient inlassablement l'escalier qui menait aux étages supérieurs de la propriété. les tiroirs des meubles qu'il avait récemment acheté étaient régulièrement projetés par terre et se brisèrent rapidement sous les chocs répétés.  

    Quand l'entité qui était visiblement à l'origine des phénomènes s'attaqua directement à lui en essayant de le jeter au bas des escaliers, Guy se décida à aller voir le jeune prêtre de sa paroisse pour qu'il vienne bénir et exorciser sa maison. Il s'y rendit sourire goguenard aux lèvres, avant d'en sortir précipitamment devant la violence des phénomènes que sa prière provoquait. Un ancien prêtre s'y rendit à son tour, mais médium sans doute lui-même, pressentit que les déboires qui étaient causés avaient visiblement une cause que Guy ne voulait pas révéler.

    Pressé de questions, il finit par lui avouer une partie de sa faute tout en la minimisant, faisant remarquer que tôt au tard, l'endroit aurait été sien de toute façon. Il montra de mauvaise grâce la dernière lettre que lui avait adressé son père. Le prêtre lui expliqua alors que les exorcismes seraient toujours inefficaces, car son père n'était pas un démon à proprement parler, seulement un esprit haineux d'avoir été trahi par sa propre chair.  Il ne lui laissa guère d'espoir en lui faisant tristement remarquer que souvent en pareil cas, le pardon divin était plus facile à obtenir que le pardon humain. Il lui suggéra de faire amende honorable en essayant de s'excuser directement devant la tombe paternelle. Si l'esprit haineux de son père y consentait, les phénomènes s'arrêteraient d'eux-même. Dans le cas contraire, il n'y avait, selon lui, rien à faire qu'à la laisser vide de tout occupant.

    La réponse ne plût pas à Guy qui essaya, sur les mauvais conseils de sa femme, de la mettre en vente sans rien dire. un coiffeur, originaire du Pas-de-Calais, s'y intéressa et la vente fut rapidement conclue à son grand soulagement. Il récupérait une jolie somme et pensait poursuivre tranquillement sa vie, mais la malédiction continua à le poursuivre... comme les phénomènes qui ne cessèrent pas dans le lieu, malgré son départ et l'absence de lien de parenté du nouveau propriétaire.

    Ma mère me confia qu'elle avait été une fois dans la maison alors que le rez-de-chaussée était devenu une élégant petit salon de coiffure. Mais elle y était restée à peine 10 mn, avant de prendre ses jambes à son cou, tout comme les autres clientes présentes ce jour-là. En effet, elles avaient été terrorisées par le bruit produit par ce qui semblait être un énorme tonneau de vin dévalant l'étroit escalier, avant de se fracasser contre le mur. Sauf qu'il n'y avait rien... que ce bruit assourdissant, accompagné de l'explosion simultanée de toutes les lampes du salon. Les sèches-cheveux refusaient de fonctionner... pire ! les produits utilisés pour les teintures viraient sur la tête des rares clientes qui se risquaient à les demander, donnant des résultats improbables, et très délicats à rattraper.

    Le malheureux coiffeur ne s'obstina pas plus d'un trimestre et essaya de revendre la maison devenue visiblement maudite, en vain. Il retourna vivre dans son département d'origine, après avoir obtenu à l'amiable, de Guy, un très important dédommagement qui engloutit les rêves de fortune de celui-ci.

    Ruiné, selon le souhait haineux de son père, il divorça et finit seul avec une modique retraite qui lui permit juste de vivre d'un mois sur l'autre. Sa femme reprit sa liberté mais ne réussit pas non plus à se stabiliser par la suite, passant d'un compagnon à l'autre sans que ses essais de vie en couple dépasse 6 mois.

    L'élégante maison tomba en ruines, selon l'unique "prédiction" écrite par Michel la veille de sa mort. Plus de 10 ans après, il en émanait encore une charge maléfique,  pétrie de haine et de souffrance. Ce mal-être m'obligeait à rester à une distance respectueuse, voulue sans doute par l'entité qui se faisait encore fortement sentir, de jour comme de nuit.

    Je me suis souvent demandée, par la suite, si Michel n'avait pas hérité de dons médiumniques qu'il aurait toujours caché aux siens, avant de s'en servir à ses derniers instants. A moins que la force de sa haine n'aie généré puis programmé une sorte de "gardien du seuil" qui aurait été à l'origine de la hantise, et dont l'action ne se serait éteinte qu'après la dispersion des dernières pierres, en 1980.

    LA MALÉDICTION DE MICHEL J.


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